Comment bien vivre ensemble

Chez Osmose nous voyons notre métier comme un « coup de pouce » au vivre ensemble.
Que ce soit pour accompagner de grands projets ou pour améliorer la vie de tous les jours, nous nous inspirons de petites histoires  et de retours d’expérience.

La parabole des porcs-épics

Arthur Schopenhauer, 
Parerga et Paralipomena (Suppléments et omissions), 1908.

« Par une froide journée d’hiver, un troupeau de porcs-épics s’était mis en groupe serré pour se garantir mutuellement contre la gelée par leur propre chaleur. Mais tout aussitôt, ils ressentirent les atteintes de leurs piquants, ce qui les fit s’écarter les uns des autres. Quand le besoin de se réchauffer les eut rapprochés de nouveau, le même inconvénient se renouvela, de sorte qu’ils étaient ballottés de çà et de là entre les deux maux, jusqu’à ce qu’ils eussent fini par trouver une distance moyenne qui leur rendît la situation supportable.

porc-epic

Ainsi, le besoin de société, né du vide et de la monotonie de leur vie intérieure, pousse les hommes les uns vers les autres ; mais leurs nombreuses manières d’être antipathiques et leurs insupportables défauts les dispersent de nouveau. La distance moyenne qu’ils finissent par découvrir et à laquelle la vie en commun devient possible, c’est la politesse et les belles manières. (…) Par ce moyen le besoin de se réchauffer n’est, à la vérité, satisfait qu’à moitié, mais, en revanche, on ne ressent pas la blessure des piquants.(…) »

Ne plus prendre le café à cause des figuiers

Mme Echo et Mme Foxtrot sont voisines depuis une vingtaine d’années, et elles étaient devenues amies.
Elles se parlaient à travers le grillage et s’invitaient de temps en temps pour le café.

Puis, le mari de Mme Foxtrot a eu envie de plus d’intimité dans leur jardin et il a planté trois figuiers le long de la clôture. Il a pris soin de les planter à la bonne distance de la limite de propriété, soit à deux mètres prévoyant que les arbres allaient grandir.

Cafe Figuier illustration

Plusieurs années après, les figuiers ont poussé en hauteur mais aussi en envergure. Maintenant ils débordent sur le terrain de Mme Echo.
Mme Echo demande à son amie d’élaguer les figuiers à l’aplomb de la clôture conformément à l’Article 673 du Code Civil.
Mme Foxtrot rétorque qu’ils sont bien plantés à 2m comme exigés par l’Article 671 du Code Civil.

La relation se grippe et se dégrade.
Les deux voisines ne s’adressent la parole qu’à coup de textes de lois.
Depuis plusieurs années déjà, elles ne se parlent plus et ne prennent plus le café ensemble… à cause des figuiers. 

Mme Echo fait appel à Osmose pour tenter de résoudre son problème avec sa voisine d’abord par la médiation avant d’avoir éventuellement recours à la justice.

A l’issue de la médiation, Mme Echo et Mme Foxtrot trouveront un accord.
Elles regretteront que des arbres soient venus gâcher leur relation au point de ne plus se dire bonjour.
Mme Echo exprimera que ce qui l’embête le plus n’est pas tant les arbres que les fruits qui tombent sur le sol et tachent le pavé.
Mme Foxtrot acceptera alors de tailler les deux figuiers dont les branches sont au-dessus de l’allée de la maison de Mme Echo. Mme Echo quant à elle concèdera que le dernier figuier ne soit pas taillé pour lui laisser prendre du volume puisqu’il est au-dessus de son jardin.
Elle pourra même y trouver un peu d’ombre pendant l’été.

Mme Foxtrot proposera aussi de partager la récolte des figues avec sa voisine puisque de toute façon elle en a beaucoup trop pour son mari et elle.
Dorénavant les deux voisines feront des confitures ensemble.

Une copropriété est au bord de la dissolution

Les copropriétaires se connaissent bien.
A chaque AG ils réélisent le même bureau à qui ils feraient confiance.
Un diagnostic de performance énergétique vient d’être mis au vote de l’AG pour envisager des travaux d’isolation.
Cela a provoqué de profonds désaccords entre les copropriétaires voire des conflits.
Certains accusent le conseil syndical de favoritisme et d’intéressement envers une entreprise de DPE.

Le syndic aurait tenté de gérer le conflit.
Les uns imposeraient leur vision -DPE ou pas- aux autres.
Certains se détacheraient par lassitude ou résignation.
Soit imposée, soit subie, la situation serait mal vécue et renforcerait les postures d’opposition.
Les relations de bon voisinage seraient impactées.
Même une fois le conflit atténué, les copropriétaires ne se feraient plus confiance et continueraient de considérer les autres comme des adversaires. 

copropriété

Osmose a proposé une autre approche.
Indépendante, impartiale et neutre, elle est intervenue par le biais d’un processus structuré.
Ce cadre a permis de rétablir la confiance et le dialogue « dépassionné » entre les personnes.
La médiateure a amené les copropriétaires à s’accorder sur des priorités, un calendrier et un processus de sélection de l’entreprise de DPE.
Ce faisant, ce sont les dysfonctionnements au sein du conseil syndical qui ont été mis en évidence.
Ils ont créé des commissions sur les sujets principaux pour éviter le rôle hégémonique du rôle du Président.
Au terme de la discussion, les copropriétaires ont décidé de reprendre leurs relations de bon voisinage telles qu’avant ce désaccord.
Ils aménageront leur mode relationnel pour laisser une place à chacun des copropriétaires et reconnaître l’autre.

L’intervention d’une médiateure permet de restaurer des relations plus apaisées.
Dans un contexte de voisinage où les personnes sont amenées à se croiser régulièrement et à partager des espaces communs, l’appel à un médiateur peut s’avérer crucial pour préserver la qualité du lien social.

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